• Yahoo!

    2 commentaires
  • Yahoo!

    votre commentaire
  • 22 août 2010

    Chateau-Charbo-dessin.jpg

    Qui Vul content Lesseville

     

    MAISON LECLERC DE LESSEVILLE

     

    par ordre Chronologique d'aprés le Chevalier de Charnage et ce jusqu'en 1600

    après cette date, ce sont les archives du château de Charbonnières et les archives Nationales

     

        

    vers 1420

    Jean Leclerc de Lesseville à pour épouse : Marguerite de La Croix

    Il est dit : Chevallier, Seigneur de Lesseville et Marest.

    Ils eurent trois enfants : Roger, Charles et Jeanne.

     

    1467 Bailliage du TREMBLAY-SUR-MAULDRE

    La seigneurie du Tremblay-sur-Mauldre doit son origine à Jean Mignon et à ses descendants qui furent seigneurs jusqu'en 1414. La terre échut ensuite à la famille Culdoe. Par mariage, elle passa à la famille Le Clerc en 1467, puis aux Malo et enfin aux d'Angennes en 1720. Instrument de recherche Etat du fonds du bailliage du Tremblay-sur-Mauldre, par V. Paulian, [avant 1978], 1 p. dactyl.

    Composition du fonds B3167-3170 Registres d'audiences 1654-1755 Minutes du greffe 1606-1790

    vers 1619

    1) Charles Le Clerc de Lesseville, Seigneur de Magny, Verrier . 

    Il reçu de son père la Seigneurie de Lesseville. 

    Il suivit le partie des armes, il fut mis en fuite par les anglais et se réfugia à Vernon

    Il vendit toutes ses terres et celle de Magny à Pierre Legendre . Il eut deux fils et une fille.

     

    2) Roger Le Clerc, Seigneur de Magny, Vernier, Marest, se signala dans plusieurs batailles et rencontres et bien qu'il lui fut offert

    plusieurs grands avantages, soit de mariage ou d'emploi dans les villes, il préféra toujours la demeure à la campagne et fut celui qui changea le cris de guerre de ses encêtres qu'i fit ajouter à ses armes : "Qui vul content Lesseville" et mis un lambel à ses armes comme cadet de la maison, à pour épouse : Jacqueline de  Hellevilliers, fille de Philippe de Hellevilliers, seigneur d'Evreux.

     

    3) Jeanne Leclerc,

     

    Jean I Leclerc de Lesseville, fils de : Roger Leclerc de Lesseville

      

    1) Jean II Leclerc de Lesseville

    2) Arthur Leclerc, ✝ en guerre sans héritiers

    3) Elisabeth Leclerc, religieuse en l'Abbaye de la Chaise-Dieu

      

    Jean II Leclerc de Lesseville, épousa Marguerite Leroy de Verneuil au Perche. Ils eurent un fils unique : Nicolas Leclerc de Lesseville

    Seigneur de Lesseville, de la Malmaison et Breuil. Secraitaire de Roi Henri III, (il est le fils de Jean I Leclerc de Lesseville)

     

    Nicolas Leclerc de Lesseville, seigneur de Lesseville, de la Malmaison et Breuil,(à coté de Mantes la Ville)secrétaire de Roi Henry II Il épousa Marie de Forest , fille de Jacques de Forest, seigneur de Flumertin et de Margueurite de Cointeuil.

     

    Il assista en 1556 à la réformation de la Coutume de Meulan,(78250) pour soutenir les habitants de cette ville ou il ✝ le 24 septembre 1590. Il fut inhumé en l'église de St Nicolas ou l'on voit son tombeau avec cette inscription qui nous apprend que sa femme était morte longtemps auparavent : "Ci gissent Nicolas Leclerc de Lesseville, écuyer ✝ le 24 septembre 1590 et Demoiselle Marie Forest sa femme, ✝ le 3 avril 1569" cette église existe encore aujourd'hui (décembre 2005) et les gens de Meulan connaissent Nicolas Leclerc, il a également sa rue en bas de la ville prés du fleuve, beaucoup ne savent pas qu'ils étaient au départ tanneurs.

     

    Il eurent 6 enfants : 

    1) Nicolas II  du nom de Leclairc de Lesseville.

    2) Jacques Leclair de Lesseville

    3) Marie Leclerc de Lesseville, mariée à Antoine Le Camus  chevalier, seigneur de Jambeville (78) et de Maillbois,(28) conseiller du Roi en son conseil d'état et président au mortier au Parlement de Paris, dont une fille unique : 

     

    Anne Le Camus Dame d'honneur de la Reine, Marié en première noce à Claude Pinars, ✝ en 1641 Chevalier Marquis de Louvoy, viconte de Coublizy ou Comblizy, Sire de Cramail premier Baron de Valois, fils de M. Pinars, secrétaire d'état. 16 Octobre 1649 Anne Le Camus de Jambeville achète Châteauneuf à Charles II de Gonzague. (Cahiers Percheron N° 54 2° trimestre 1977) et Chevalier Blondeau de Charnage P. 69 de la Généalogie de la Maison de Rousseau

    Marié en seconde noce en qualité de Marquise de Maillbois, de son chef à Henry de Levy de Ventadour, Duc de Damville, neuveu de Madame la Princesse de Condé.

     

    Le 20 février 1643 par devant Guenichot et de Saint-Vaast, notaires au châtelet (AN,MC, ET CV liasse 670) par l'intermédiaire de Jean Bourgeois, écuyer sieur du Masforeau, demeurant à Mounisme, paroisse de Saint-Christophe en Marche, logé rue des Fossés-de-Montmartre, paroisse Saint-Eustache Jean Tiercelin de Rancé, seigneur de La Chapelle-Baloue, Le Châtelier etc., maréchal de camp, de présent logé au bout du pont Saint-Michel, en la maison où pend pour enseigne les Trois Maures, paroisse Saint-André-des-Arts, et son épouse, Esther Foucault de Saint-Germain empruntent 9 000 livres à dame Anne Le Camus de Jambeville, marquise de Maillebois, dame de Jambeville, Nézy-sur-Seine etc., veuve de Claude Pinart, marquis de Comblisy etc., demeurant rue Vieille-du-Temple, paroisse Saint-Gervais. Se portent caution Henri Foucault de Saint-Germain, logeant de présent rue des Fossés-de-Montmartre, et Jean Fradet de Saint-Aoust, demeurant au petit arsenal du Roi, paroisse Saint-Paul.

    Le 13 août 1649, par devant Rillard et son confrère, notaires au Châtelet, Jean Tiercelin de Rancé, seigneur de La Chapelle-Baloue etc., maréchal de camp, emprunte 18 000 livres à Jean Fradet de Saint-Aoust, seigneur dudit lieu, de Vignoux-sur-Barangeon, Vouzeron, La Roche-Saint-Laurent, Les Jourdains, baron de Bourdelles, vicomte de Villeménard, comte de Châteaumeillant etc., maréchal de camp, époux de Jeanne-Marie de Saint-Gelais de Lusignan, avec stipulation que la somme de 10.241 livres, 13 sols, 4 deniers serait versée directement (acte du même jour par devant les mêmes) pour le rachat de la rente Le Camus de Jambeville et le paiement des arrérages.

     

    M. de Saint-Aoust serait mort en 1659. Son fils, Antoine-Armand Fradet de Saint-Aoust, brigadier de cavalerie, lieutenant de Roi en Berry, est tué en Flandres en 1675, sans alliance. Sa fille et seule héritière, Jeanne-Marie Fradet de Saint-Aoust, avait épousé, en 1674, Jacques du Plessis-Châtillon, marquis de Châtillon, comte de Nonant. Elle fait opposition à la saisie, avec sa mère, le 25 mai 1693. Transport de la créance à Antoine Plumereau, bourgeois de Paris, par acte du 22 mai 1699, passé par devant Desnotz et Boucher, notaires au Châtelet, qui fait déclaration au profit de Louis de Foudras, comte de ChâteauGontiers, le même jour.

     

    Sources : Ordre des créanciers de la maison de La Chapelle-Baloue annexé à l'arrêt du Parlement du 15 juillet 1704, qui l'approuve, A.N. X1B 3051, plus La Chesnaye-Desbois ou quelque autre généalogiste. Jean Fradet ayant été officier général, il a sûrement une notice dans Pinard. Il se pourrait qu'un lien de parenté ait existé entre les Fradet et les Tiercelin

     

     

    4) Antoinette Leclerc de Lesseville, mariée à Guillaume Le Prestre, seigneur de Menucours, président des trésoriers de France à Rouën

     

    5) Marguerite Le Clerc de Lesseville, mariée à Bernard de Fortra, seigneur du Clereau et du Plessin, conseiller au parlement de Paris, sans postérité.

    Bernard de Fortra, après la mort de sa femme pris le parti de l'église il est mort Doyen des conseillers clers au parlement, abbé de Roche et chanoine de la Sainte Chapelle de Paris ou il est entérré.

     

    6) Nicole Leclerc de Lesseville marié en première noce à  M..........seigneur de Givry, mort sans enfants et en deuxième noce à Jean Dyel, seigneur des Hameaux et de Beaussay, maître des requètes, premier président à la cour des aides de Normandie.

     

    Nicolas II du nom de Leclerc de Lesseville, 1600 environ seigeur de Lesseville, de Aucquemont de Thun et de Saillancourts, maître ordinaire en la chambre des comptes de Paris, conseiller d'état, à épousé Catherine le Boullanger, de la maison Le Boullanger distingué dans la robe à Paris, dont 3 fils et une fille.

     

     

    Eustache Le Clerc de Lesseville, conseiller au parlement de Paris, abbé de St Crepin de Soissons, Comte de Brioude, Seigneur d'Aincourt, évêque de Coutances le 23 mai 1659,✝ le 3 décembre 1665. (Amis du Perche et Archives de la Manche) 

     

    Pierre Leclerc de Lesseville, conseillers au parlement de Paris, épousa en juin 1647 : Elisabeth de Moncy, dont postérité et entre autres enfant :

     

    Catherine Leclerc de Lesseville, née le 10 mai 1650 et mariée à Nicolas de Midorge, conseiller en la cour des aides 

     

    Elisabeth-Marguerite Le Clerc de Lesseville, née le 29 Octobre 1653, mariée en première noce à : Gabriel Portail, conseiller au parlement de Paris et en deuxième noce à : M.......... de Granval, colonel de dragon.

     

     Antoine I du nom de Leclerc de Lesseville  

     

     Antoine II Leclerc de Lesseville, conseiller correcteur en la chambre des comptes à Paris et maître d'hôtel de Roi à épousé Claude Poncher, fille de M..........Poncher, seigneur de Soindre prés de Mantes, maître en la chambre des comptes de Paris et de Henriette Hennequin. 1 fils et 1 fille

     

    Charles Leclerc de Lesseville , Conseiller au grand conseil le 4 mars 1630, Conseiller d'état le 20 avril 1646 à épousé en première noce, Anne Isambert, dont 3 fils et trois filles et en deuxième noce : Madeleinne Bouteroue, dont un fils et trois filles.

     

    Marie Leclerc de Lesseville, marié le 8 Avril 1636 à François Le Gras, Maître des requêtes, sans postérité

     

    I ) Antoine  Leclerc de Lesseville fils de Antoine II et de Claude Poncher, héritier de Anne Le Camus de Jambeville, Baronne de Châteuneuf et propriétaire de Maillebois, Marquis de Maillbois, mort sans postérité. Il vendit la Baronnie à Nicolas Desmarais en 1679

     

    II ) Henriette Leclerc de Lesseville, marié à Claude de Rouvroy de Saint Simon, Comte de Vaux, Seigneur châtelin de Sully sur Somme, de Dammemarie  2 fils et une fille.

     

     1° Fils Nicolas de Saint Simon, dit le Comte de Saint Simon, lequel épousa en 1690 : Marie le Bossu dont une seule fille 

     

    Henriette de Saint Simon

     

    2° Fils Titus-Eustache de Saint-Simon, Marquis de Saint-Simon, Capitaine au Régiment des Gardes, Brigadier d'Infanterie, lequel épousa en 1689, Claire Eugénie de Hauterive, dont huit enfants

     

    Titus-Bertrand de Saint Simon

     

    Claude de Saint Simon Prince du Saint Empire, Evêque et Comte de Metz et Pair de France

    Claude de Saint Simon 2

    Alexandre de Saint Simon

    Henry de Saint Simon

    Marie-Elisabeth de Saint Simon

    Claire-Anne de Saint Simon

    Ils vivaient tous en 1711

     

    7 juin 1670 Charbonnières et son domaine est vendu judiciairement avec le fief du Tartre-Epinolières pour 30 000 livres à jehan Ollivier, huissier ordinaire de roi en tous ses conseils, dont la fille Françoise épousa messire Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville.

     

    1673 Henri Ollivier,  seigneur de Charbonnières et autres lieux achète la Herbaudière a Hubert Dassé a cette époque le château et l’étang existaient encore.

     

     

    juin 1693  Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville conseiller au parlement est nommé tuteur des enfants mineurs de Dame Marie-Françoise Ollivier son épouse Marie-Madeleine-Henriette, Charlotte-Françoise, Anne-Marguerite

    1696 Acquêts des biens de feu Henry Ollivier suite à une succession vacante, par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville : Montant 90 000 Livres Nicolas Carpentier est désigné comme bourgeois de Paris et curateur de la dite succession

     

    le 9 juillet 1707, achat de la Baronnie d’Authon par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville à la Princesse de Conti.

    Madeleine Leclerc de Lesseville la soeur de Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville, épouse M.......Pelloz, maître des requêtes dont

    Claude Pelloz Chevalier, Comte de Tréviers, Conseiller au Parlement de Paris. Son épouse Mlle de Maigres.

    Un fils : Claude-Anne-François Pelloz, Comte de Tréviers, marié à Claude-Louise-Elisabethe-Sophie de Polignac, Comtesse de Tréviers sa cousine.

     

    1708 Charlotte-Françoise héritière de Charbonnières, épouse Charles Nicolas Leclerc de Lesseville, son cousin germain.( 1 fils : Charles Leclerc de Lesseville  

    1 fille Anne Leclerc de Lesseville )

     

    1715 achat de la Baronnie d’Authon par Charles-Bertrand Leclerc de Lesseville a la veuve du Prince de Conti, Anne-Marie de Bourbon, dite Mlle de Blois, fille légitimé de Louis XIV et de Mlle de la Vallière il est dit frère de Nicolas Leclerc de Lesseville, son épouse est Anne Ollivier, il est dit seigneur de Frazé. Chevalier de St Louis

     

    Nicolas Leclerc de Lesseville, sgr de Mesnil-Durand et de Thun, conseiller du Roi, son épouse est : Marguerite Louise Vaillant;
    Anne Leclerc de Lesseville est né en 1698

    Le 24 avril 1733, a été baptisée Anne Antoinette Charlotte , fille de maître Paul François Chevalier du Chesnay , avocat en Parlement , bailly juge ordinaire civil , criminel et de police de cette baronnie , et de dame Renée Anne Pavie , ses père et mère .nommée par messire Anthoine Arnault de la Briffe  chevalier seigneur d’ Amilly , Préaux , Le Teil ; La Rouge , Saint Aignan , Le Boistier , Rosier , Croisille  et autres lieux , conseiller du Roy en ses conseils , maître des requètes ordinaire en son Hôtel, et par demoiselle Anne Leclerc de Leseville , fille de messire Charles Nicolas leclerc de Lesseville , chevalier , seigneur comte de Charbonnières , baron d’Authon , seigneur de céans , Saint Prix , Rubelle  et autres lieux , conseiller du Roy en ses conseils , maître des requètes ordinaire en son hôtel , intendant de la généralité de Tours ; et de dame C.F. Leclerc de Lesseville . Signé Louise F.Poisson, Lecointre, Chevalier du Chesnay, F.Esnault .

     

    1737 Anne Leclerc de Lesseville  épouse le 15 septembre à Charbonnières Gaspard-César-Charles l’Escalopier, intendant des Généralités de Montauban et de Tours, conseiller d’état, mariée en seconde noce à François.Bidal, marquis d'Asfeld, maréchal de France le 20 Septembre 1718 ✝ en couche le 30 Janvier 1728

     

    - "Généalogie de la famille Bidal d'Asfeld" in Bulletin du Cercle de généalogie des Ardennes, N° 33, 1987, pp. 4-7 (d'après un article paru dans la Revue de Champagne et Brie, 1880, p. 356.)

    http://www.harsefeld.de/firmen/schuetzenverein-harsefeld/asfeld/asfeld.htm

    Le 20.03.1728, il acheta le reste du comté d’Avaux, formé d'Avaux-le-Château, Avaux-la-Ville, Aire, Vieux et Vauboison. La seigneurie fut alors érigée en marquisat (1730). Avaux la Ville qui s'était appelé Ecry jusqu'en 1671 changea à nouveau de nom et devint Asfeld.
    x 1°) 28.04.1717 Jeanne Louise Joly de Fleury, o 1698, ✝ 23.11.1717 de la petite vérole & inh. Paris (St-Roch), fille de Joseph Omer Joly, sgr de Fleury et de La Mousse, avocat général au Parlement de Paris, et de Louise Bérault; x 2°) 20.09.1718 Anne Leclerc de Lesseville, o 1698, ✝ Paris 30.1.1728 en couches, fille de Nicolas Leclerc de Lesseville, sgr de Mesnil-Durand et de Thun, conseiller du Roi, et de Marguerite Louise Vaillant;
    Du second lit sont issus: 

    1-Claude Etienne qui suit V. 

    2-Anne Françoise Madeleine Bidal, mademoiselle d'Asfeld, o Paris15.03.1722; x Charles François Houel, marquis de Langeais (= Langey), + Fontenoy 11.05.1745.

    3-Jean Guillaume Bidal d'Asfeld, o Paris 04.04.1724, ✝ av. 1760; x 1751 Geneviève Marie de Tilly Blaru, + 28.02.1827, fille de François Bonaventure de Tilly, marquis de Blaru et de Marie Anne Le Nain, S.P.M..

    4-Françoise Charlotte Bidal d'Asfeld, dite "Mademoiselle d'Avaux", o Paris 01.03.1727 + château de Mainsat 05.12.1769; x Paris 20.8.1749 Antoine Louis François, comte de la 

    Roche-Aymon de Chastellus, sgr de Mainsat, Sannat,  et Thosny, lieutenant-général, b Thosny 15.11.1714, ✝ château de Mainsat 26.01.1789

    5-N..., o & + 30.01.1728


    V Claude Etienne Bidal, o Paris 01-09-1719, ✝ Aix-la-Chapelle 1793, 2ème marquis Asfeld et de Castille, comte d'Avaux, baron de Radoy, sgr de Vieux et d'Aire, maréchal de camp, commandeur de St-Louis (1740), commandant de la Garde Nationale d'Asfeld (1789) ;
    x Paris 14.07.1755 Anne Charlotte Louise Pajot de Villeperot, ✝ Paris 17.02.1778, (AN Paris, série T 435) fille de Pierre Maximilien Pajot de Villeperot et de Louise Geneviève Pajot;
    D'où 3 enfants: 

    1-Anne Charlotte Louise Françoise Bidal, marquise d'Asfeld, o Paris 12.04.1756, ✝ St-Germain-en Laye 30.10.1816, émigrée à la Révolution; x 01.03.1791 (div.) Eugène François Léon de Béthune-Hesdingeul,  o 30.07.1746, ✝ 17.08.1823, prince de Béthune-Hesdigneul (06.09.1781), duc et pair (1818), lieutenant général, S.P..

     

    2-Charlotte Louise Elisabeth, o Paris 15.03.1757.

    3-Charles Etienne Louis Bidal, 3ème et dernier marquis d'Asfeld, o Paris 09.11.1759, ✝ ap. 1817; x Angélique Thérèse de Mailly, S.P.M..

    4.Charles Leclerc de Lesseville 2° du nom 

     

    14 juillet 1745 Anne-Marguerite Leclerc de Lessevile, née le 13 janvier 1723, épouse par contrat du 14 juillet 1745 a Paris Pierre Jacques Rousseau de Chamoy Marquis de Chamoy, Baron de Vocemain et de Sommerval, Seigneur de Chamoy, Lieutenant général du gouvernement de Paris, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, ils eurent 6 enfants

     

    Louis Charles Aubourg, marquis de Boury, Capitaine aux Gardes Français, chevalier de Saint-Louis, né le 14 août 1732,  à Boury ✝ le 13 janvier 1818, épouse le 19 août 1755 Anne Charlotte Rousseau de Chamoy, née en 1747, ✝ à Boury le 19 janvier 1823, fille du marquis Pierre Jacques Rousseau de Chamoy, chevalier, baron de Vossemain et de Sommeval, gentilhomme ordinaire du Roi, lieutenant du Roi au gouvernement de Paris, et de Anne Marguerite Le Clerc de Lesseville.

     

    Le 10e jour de juin 1764, Mgr messire Charles Leclerc de Lesseville , baron d’Authon et en cette qualité seigneur de cette paroisse , conseiller du Roi en ses conseils , président honoraire en sa Cour de Parlement à Paris , a abandonné et fait présent en pur don à cette église d’un devant d’autel , fond d’argent , relevé en broderie d’or , au milieu duquel est l’image de la Vierge en broderie , à petits points de soie , aux deux cotés de laquelle image sont appliquées les armoiries de mondit seigneur de Lesseville , en broderie d’or , argent et soie , en alliance avec celles de ladite dame ,son épouse . plus d’une chasuble aussi fond d’argent , pareillement relevée en broderie d’or , et au bas mêmes armoiries ; plus une étole , manipule , bourse et voile de même étoffe ; plus d’une aube de batiste garnie aux manches et aux poches de dentelle d’Angleterre , et au bas d’une pareille dentelle d’une demi aune de haut , plus d’une pale de dentelle et de deux ceintures de soie violette à glands d’or 

     

     

     Le Prévôt et le Seigneur de Passy : (Les Rues de Paris)

    Le règne de Louis XV finissant, Bourget, prévôt et juge civil, criminel et de police à Passy-lès-Paris, était propriétaire du n° 30, chargé de 13 sols 8 deniers parisis de cens au profit de l'abbé de Sainte-Geneviève, et Chéron, bourgeois de Versailles, ancien charcutier du roi, l'achetait en 1773. La maison qui vient après n'a rien de plus jeune, et il en est de même du 14. En 1673, Guy Sévin, chevalier et conseiller du roi, maître, ordinaire en sa chambre des comptes, jouissait de la propriété qui porte le n° 12 ; en 1726 c'était Leclerc de Lesseville, dont la famille éminemment parlementaire tenait, comme celle de Braque, des fiefs près de Montmorency ; Boucher de la Richarderie, avocat au parlement, la possédait en l'année 1776, et il avait pour successeur, douze ans plus tard, Pierre de Ravisi, sieur de Monchenu. Le 6, pour en finir, attient à une maison de la rue de Bièvre et provient du commencement de l'autre siècle. Arnaud de la Briffe, chevalier, vicomte de Barzy, seigneur de Passy et autres lieux, président au grand-conseil du roi Louis XVI, en perçut longtemps les loyers. 

      

    Sauval dit que la rue qui nous occupe, percée sur le clos du Chardonnet, s'appela de Saint-Bernard : dès 1246, année ou des religieux de l'ordre de Cîteaux s'y établirent. C'est seulement en 1425 qu'on la trouve dénommée comme le présent chapitre de l'histoire intime des rues de Paris.

    L'hésitation est impossible, par exemple, quand les Archives nous livrent un document qui se rapporte pour l'année 1723 au premier angle que forme la rue Beaubourg à gauche en s'éloignant de la Seine, avec la rue des Petits-Champs-Saint-Martin (maintenant rue Brantôme) : nous y voyons tout de suite où fut propriétaire de deux maisons Anne Antoinette Le Porquier, veuve de Pierre Leclerc de Lesseville, un conseiller au parlement, fille et héritière du trésorier général de la maison ducale de Longueville. L'autre coin appartenait alors à Vallier, comte du Saussey, président à mortier au parlement de Metz, que Richard, secrétaire du roi, avait précédé. Ce dernier avait fait bâtir entre ladite rue des Petits-Champs et la cour du Maure une maison doublement angulaire à la place de quatre autres. La cour du Maure et la rue Beaubourg donnaient pour pendant à la maison du président celle d'un grand parent de l'auteur des Anciennes Maisons de Paris sous Napoléon III : Jacques Lefeuve bourgeois de Paris, qui demeurait au cul-de-sac de la rue de la Tixéranderie, et qui avait acquis de Cournier, contrôleur des rentes provinciales d'Orléans. D'autre part, est-ce qu'un des angles de la rue des Ménétriers ne payait pas loyer, sous Louis XIV, au prieuré de Saint-Martin-des-Champs ? Est-ce que l'on ne coula pas des bains pour le beau sexe, au coin de la rue des Vielles-Etuves ? Plus il y a de coins, plus une rue est claire : pour nous surtout !

    Enfin une histoire intéressante, qui nous montre que cette famille avait du caractère.

     

     

    Jean-Claude Vincent Brou 2006

     

     

    Yahoo!

    votre commentaire
  • Yahoo!

    votre commentaire
  •  

    Les Seigneurs du Perche-Gouët

    Nous ne nous intéresserons là qu'à la baronnie d'Authon, dès lors qu'elle sera séparée des autres. 

    ·          Guillaume Gouët Ier dit le Vieux (1005-1060)

    Guillaume est né à Château-du-Loir. Il est le fils de Haimon de Château-du-Loir et de Hildeburge de Bellême, les seigneurs de Château-du-Loir. Cette relation est désormais certaines en étudiant les différentes transmission de fiefs. Ainsi on sait que Guillaume Gouet II a été officiellement reconnu seigneur de Château-du-Loir, titre qu'il héritait ainsi de son grand-père.
    Au début du XIe siècle, le Perche-Gouët (Montmirail, Authon et La Bazoche) est une zone de troubles importants. Il constitue une marche, c'est à dire une zone frontalière, entre la Beauce et le Maine. D'une part, les habitants de la région sont plus agités. Les chemins de la forêt de Montmirail sont de vrais coupe-gorges. Il faut absolument rétablir la tranquillité dans cette région. D'autre part, à cette époque la Maison d'Anjou qui détient le comté du Maine cherche à étendre son emprise sur la Beauce. Les raids se multiplient contre les villes beauceronnes. Le comte de Chartres, également comte de Blois, Thibault III décide de verrouiller cette frontière en y installant des forteresses qui défendront la Beauce sur son flanc ouest. Son prédécesseur avait fait de même au IXe siècle en envoyant Rotroldus à Nogent pour protéger Chartres des assauts des Normands.
    Pourquoi avoir fait appel à Guillaume ? La question est encore sans réponse. Cependant, vers 1050, Guillaume devient le vassal du comte de Chartres pour les seigneuries de Montmirail, Authon et La Bazoche. A la même époque, et ce n'est peut-être pas une coïncidence, Guillaume épousa Mahaut d'Alluyes.
    Elle est née vers 1040 et est la fille de Gauthier d'Alluyes, puissant seigneurs dont la famille était en place depuis au moins 945. Elle apporta à Guillaume les baronnies de Brou et Alluyes. Le Perche-Gouët est formé.
    De cette union naquirent trois enfants : Hildeburge, née vers 1055 et qui épousa le seigneur de Fréteval, un autre vassal des comtes de Blois ; Guillaume, le successeur ; et une deuxième fille Richilde.
    On suppose que c'est Guillaume Ier qui fit construire le château de Montmirail. Il protégeait ainsi le flanc ouest des terres de l'évêque de Chartres dont il devait assurer la sauvegarde.
    Guillaume mourut vers 1060. Mahaut épousa alors le comte du Maine, Geoffroy III de Mayenne, dont elle eut deux trois nouveaux enfants. Elle mourut en 1079 

    ·          Guillaume II (1055-1120)

    Guillaume dut attendre sa majorité pour jouir de ses terres administrées par sa mère et son beau-père.
    En 1071, il épouse Eustachie Crespon. Il en aura quatre enfants. L'un d'eux est Hugues, seigneur de Braitel. C'est lui qui donnera l'église de Lazelle aux moines de Marmoutier, qui la renommèrent au passage Chapelle-Guillaume du nom de Guillaume II.
    En 1079, Guillaume prit part à une guerre entre les Giroie et les Talvas. Les Talvas étaient les seigneurs de Bellême. L'un d'eux Guillaume, avait fait mains basse sur les terres de son voisin Ernaud Giroie, seigneur d'Échauffour. A de nombreuses reprises le dépossédé tenta queues excursions contre la seigneurie de Bellême , pour récupérer ses fiefs. Il emportait quelques allié avec lui comme Giroie de Courville, son cousin, et d'autres seigneurs du Perche. parmi eux, il y eut cet année là Guillaume II. Les fiefs étaient échus entre temps à Mabille. Elle reste à jamais la pire femme que l'on puisse connaître. Elle qui n'aimait pas les religieux passait son temps à les torturer et à piller leurs terres, malgré les remarques de son époux Robert de Montgomery. Elle s'acharnait sur les moines des Ouches, dont le bienfaiteur était Giroie. Elle commit bien d'autres forfaits : empoissonnement, trahison, assassinats, sorcellerie... Son fils sera même nommé Robert II le Diable de Bellême. En 1079, afin de lutter contre l'expédition lancée contre elle, avec la complicité d'un chambellan de Giroie de Coruville, nommé Goulafre, elle administra un poison aux trois chevaliers. Guillaume et Giroie s'en sortirent. Le seigneur d'Échauffour n'a pas eu cette chance.
    En 1096, Guillaume II prit par à la première croisade aux cotés du jeune Rotrou III, futur comte du Perche. Il était du siège de Jérusalem
    Guillaume II est à l'origine du resserrement des Gouët autour de l'Ozanne. C'est lui qui est à l'origine de l'aménagement de Brou. Il y fit construire un château et fortifia la ville. Des murailles furent élevées, et deux portes crées. des tours et des fossés protégeaient la capitale du Perche-Gouët. A cette époque Brou se développa énormément.
    Il mourut vers 1120 laissant ses fiefs à l'un de ses fils. 

    ·          Guillaume III (1095-1140)

    Il est né en 1095.
    Il épousa en Mabille-Richilde d'Angleterre, fille bâtarde de Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, fils de Guillaume le Conquérant. Sa mère était Sybilla Corbet, une des maîtresse reconnue du roi. Henri Ier est aussi connu pour avoir le plus grand nombre de bâtard que n'ai eu un roi d'Angleterre. On lui en dénombre trente-cinq reconnus.
    Mabille était aussi la sœur de Mathilde, au autre fille illégitime de Henri Ier. Mathilde se mariât avec Rotrou III, comte du Perche. Les deux familles ennemies de toujours se trouvaient donc liées. Ceci étendait aussi considérablement l'influence du Duc de Normandie sur le Perche. Mathilde périt le 20 novembre 1120, lors du naufrage de la Blanche-Nef. Dans ce drame sont morts 143 personnes dont 120 chevaliers de haut-rang venus fêter la réconciliation de la France et de l'Angleterre. L'héritier du trône d'Angleterre, Guillaume-Adelin, seul fils légitime de Henri Ier, mourut aussi. le trône fut donc usurpé faute d'héritier, par un neveu de Henri Ier qui sema le Chaos dans l'Angleterre.
    La parenté que Guillaume III avait avec Rotrou III ne l'empêcha pas d'harceler sans cesse son beau-frère. Ainsi, alors que Rotrou III prenait part à la Reconquista, la reconquête de l'Espagne sur les Sarrazins, aux côtés d'Alphonse le Batailleur, roi d'Aragon. Gouët profita de l'absence de Rotrou pour tenter de s'accaparer le Perche. Grâce au retour in extremis de Rotrou, Nogent, bourg non fortifié, fut sauvé. Rotrou fit alors construire une forteresse à Pontgouin pour se protéger des coups fourbes de Gouët et du seigneur de Courville. Les deux familles étaient souvent ensembles pour les mauvais coups. Après une courte guerre la coalition fut écrasée et Yves de Courville emprisonné. Les Gouët et les Rotrou se réconcilièrent.
    Il prirent d'ailleurs part ensemble à la Guerre opposant Louis VI le Gros, roi de France, à Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, et beau-père de Rotrou III et Guillaume III. Pendant cette guerre, Rotrou fut fait prisonnier par Foulques d'Anjou. Profitant que son beau-frère croupissait dans les geôles du Mans, Guillaume reprit ses exactions contre les terres du comté du Perche. Là encore, Rotrou fut libéré à temps. Il prit les armes et chassa Gouët de ses terres.Cette relation chaotique, ponctuée de guerre et de réconciliation dura jusqu'en 1136. A cette époque, les deux frères ennemis s'allièrent de nouveau au service des moines de Thiron.
    En 1120, Guillaume avait fait don au moines de l'abbaye Saint-Denis, de Nogent, de l'église de Unverre. En 1123, il donna l'église des Châtaigniers aux moines de Thiron. En 1096, il avait déjà donné l'église de Châteaudun, qu'il tenait en fief, aux moines de l'abbaye de Saint-Père-en-Vallée, près de Chartres.
    En 1117, c’est aussi lui qui fonda le prieuré Saint-Gilles des Châtaigniers.
    Guillaume est mort en 1140. Il reposerait paraît-il au prieuré qu’il avait créé. 

    ·          Guillaume IV (1125-1171)

    Il est né en 1125 à Alluyes. Il épousa Élisabeth de Champagne, veuve du comte de Pouille et fille de Thibault IV le Grand, comte de Blois. Guillaume le Conquérant était grand-père maternel de Thibault de Blois, et aussi de Mabille, la mère de Guillaume IV. Mais Guillaume est aussi le beau-frère du roi de France, Louis VII qui a épousé Alix de Champagne, une des filles de Thibault IV.
    A cette époque un conflit oppose le roi de France au roi d'Angleterre. En effet, en tant que Duc de Normandie, Geoffroy V le Bel est un vassal du roi de France. Mais il est en parallèle roi d'Angleterre. Cette puissance fait qu'il refuse de prêter allégeance au roi de France, Louis VII le Jeune. Ceci engendre une guerre franco-anglaise. Le conflit est continué par Henri II Plantagenêt, héritier de Geoffroy V. La brouille est accentuée par le fait que Henri II épouse Aliénor d'Aquitaine, dont l'union avec le roi de France a été annulée deux mois auparavant. Elle apporte en plus à la couronne d'Angleterre, l'Aquitaine et de nombreuses terres dans le midi. Dans ce conflit, Guillaume IV prend le parti de Louis VII le Jeune. En 1156, la situation se normalise mais la guerre n'est que larvée. Henri II a prêter serment devant le roi de France.
    Les ennuis ressurgiront avec l'affaire Becket. En 1164, Henri II et Thomas Becket, archevêque de Canterbury et donc plus haute autorité du clergé anglais, s'affrontent a propos d'une réforme de l'église en Angleterre. Becket s'exile à Pontigny en Bourgogne où Louis VII, malgré les protestations de Henri II, lui réserve un accueil royal. Becket se mettra ensuite sous la protection du Pape établi à Sens. Il y eu plusieurs tentatives de réconciliations. une première eu lie à Nogent, en 1166. Puis, la situation se débloque en 1169. A la demande de Louis VII, Guillaume IV accepte d'accueillir dans son château les principaux belligérants. On retrouve Thomas Becket, Henri II et Louis VII. C'est là que les deux fils de Henri II, successeurs désignés, prêtent serment au roi de France. Ce sont Henri le Jeune et Richard, futur Richard Cœur de Lion. Le Perche-Gouët accueille donc tous les personnages les plus éminents des couronnes de France et d'Angleterre. Mais là réconciliation de Henri II et de Thomas Becket n'est que d'apparence. en 1170, Henri II le fera assassiner dans l'abbaye de Canterbury. Le prélat a été cananisé depuis et est devenu Saint-Thomas-Becket.
    En 1170, Guillaume prit part aux guerres qui avaient lieu en Terre Sainte. Il est mort en 1171 en Palestine. Il ne laissait que deux filles, Mathilde et Agnès. Hélas, le Perche-Gouët tombait en quenouille.
    Élisabeth se retira à l'abbaye de Fontevraud en 1180 pour y mourir. 

    ·          Mathilde de Montmirail (1153-1200)

    Elle est née en 1153. C’était elle l’héritière désignée de son père. Elle épousa Hervé III de Donzy, le seigneur de Dangeau, lui apportant Alluyes en dot.
    Malheureusement, Thibault V de Blois, dit Thibault le Bon, revendiquait lui aussi les terres. En effet, à l’époque féodale, il était rare que ce soit des filles qui hérite. En théorie, les terres devaient alors revenir au seigneur féodal supérieur, le suzerain. En l’espèce, il s’agissait des comtes de Blois qui avait créés le fief pour les Gouët. En 1171, lors de la succession, il y avait donc un conflit d’intérêt.
    Voyant qu’il ne pourrait pas gagner une guerre contre les comtes de Blois, Hervé III décida d’en appeler à un seigneur supérieur pour qu’il arbitre la situation. Il fut choisi le duc de Normandie et roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion. Il lui abandonna donc les seigneuries afin que l’arbitre les rendent à qui de droit. Elles firent retour à Hervé III. Le roi avait tranché.
    Un autre conflit du même type oppose Hervé III au comte de Tonnerre, Guy Ier. En 1170, Geoffroy IV, son père,  vient de s’emparer par les armes de Gien et de Cosnes-sur-Loire qui appartenait au comte de Tonnerre. Aussi, Guy Ier en appelle au roi de France Louis VII. Celui-ci restituera Gien à Hervé III de Donzy. En représailles, Guy Ier de Tonnerre fera raser le château de Donzy, demeure historique de la famille.
    Au décès de Hervé III en 1187, ses fiefs son partagés. Authon, La Bazoche et Montmirail arrivent dans les mains de son fils Renaud.
    De cette union était né Guillaume V Gouët. C’était l’aîné de la fratrie. On sait très peu de chose sur lui. Il serait mort en croisade à Saint-Jean-d’Acre. S’il n’a pas été seigneur du Perche-Gouët c’est qu’il a apparemment reçu des fiefs plus importants de par son père notamment en Bourgogne. Il y dirigeait selon toute vraisemblance une commanderie de templiers à Villemoison dans la Nièvre. 

    ·          Renaud de Montmirail (1175-1205)

    Il est né vers 1175. Dès qu’il obtint les baronnies de son père, il prit le titre de Montmirail.
    Renaud a pris part à la troisième croisade aux cotés d’autres seigneurs du Perche comme Rotrou IV, seigneur de Nogent, ou encore Gauthier de Longny
    Plus tard, alors qu’il assistait à un tournoi de chevalerie à Asfeld (Ardennes) le 28 novembre 1199, il rencontre le prédicateur Geoffroy de Villehardouin. Celui-ci est un envoyer du Pape Innocent III qui prépare la quatrième croisade. Renaud, comme quelques jeunes seigneurs s’engageât donc comme croisé. Il ne partit qu’en 1202. Grâce à l’appui du comte de Blois, il obtint de se faire envoyer en messager en Syrie à bord d’un navire de guerre pour préparer l’arrivée des croisés.
    Stationné en Syrie, il attendait les croisés arrivant par la terre. Ne les voyant pas venir, Renaud, accompagné d’Étienne du Perche, fils de Rotrou IV, prît le commandement d’une armée pour rejoindre les Dardanelles et y rencontrer l’expédition. Celle-ci, afin d’enrichir son butin, avait en effet détourné son chemin pour accompli le sac de Constantinople. Ils pillèrent la ville. C’était en 1204. A l’arrivée de Renaud, les croisés venaient de prendre Nicomie (aujourd’hui Izmit, Turquie) et devaient combattre Théodore Ier Lascaris l’empereur de Nicée. Le renfort de Syrie permit la victoire, le 4 décembre 1204.
    En 1205, durant le siège d’Andrinople, la nourriture vint à manquer. En la semaine de Pâques il n’y a avait plus du tout de fourrage ni de viande. Une expédition fut montée par le comte de Blois. Y prirent part Etienne du Perche et son frère Geoffroy, comte du Perche, ainsi que Renaud de Montmirail. Une poignée de chevaliers les suivit. Ils menèrent l’assaut contre une place forte grecque espérant y trouver de quoi se nourrir. Mais l’attaque ne porta pas ses fruits. Vaincue, l’expédition revint bredouille.
    Le siège d’Andrinople est un désastre et malgré les renforts envoyés par le roi de Valachie (Bulgarie) de nombreux chevaliers perdent la vie devant les portes de la ville. Tout comme son ami Etienne du Perche, Renaud est mort en 1205 à Andrinople.
    Même s’il était marié avec Alix de Beaujeu, fille d’un connétable de France. Il n’en a pas eu d’héritier. 

    ·          Hervé IV de Donzy (1173-1222)

    Il est né en 1173.
    La querelle entre sa famille et les comtes de Tonnerre n’était pas éteinte. Ainsi en 1199, une guerre éclata entre Hervé IV et Pierre II de Courtenay, héritier des comtés d’Auxerre, de Nevers et de Tonnerre. Hervé l’emporta et Pierre II fut fait prisonnier. L’héritier du Perche-Gouët dicta ses exigences. Pour que Pierre II fut libéré, il fallait que lui soit cédé le comté de Nevers, et qu’on lui accorde le mariage avec la fille de Pierre II, Mahaut de Courtenay. Le roi de France, Philippe-Auguste, ratifia les conditions en octobre 1199 et Hervé devint comte de Nevers. Dès lors, il se fit régulièrement appeler Hervé de Nevers, pour mieux exhiber sa victoire. Le mariage fut célébré en même temps. De ce mariage atypique naquirent deux enfants : Guillaume et Agnès. Le mariage sera annulé en 1213 par l’abbé de Vézelay pour cause de parenté.
    En 1204, Hervé s’engagea au coté de Philippe-Auguste dans sa reconquête de la Normandie, du Maine, de l’Anjou, du Poitou, de la Touraine, de la Bretagne et de l’Aquitaine. Il participa au dépouillement de Jean-Sans-Terre, roi d’Angleterre, de ses fiefs en France.
    En 1208, Hervé IV essuya la colère du pape Innocent III car il accueillait sur ses terres les juifs que Philippe-Auguste s’employait à chasser.
    En 1214, lors de la bataille de Bouvines, Hervé trahît le roi Philippe-Auguste et prit le parti des Anglais. Parallèlement, son beau-père, Pierre II, soutient le duc de Bourgogne et les Français. Philippe-Auguste fut le vainqueur.
    En 1218, Hervé prit par à la cinquième croisade. Cependant, il ne la finît cependant pas. Apprenant le décès de son beau-père en 1219, il est revenu pour faire valoir ses droits sur les comtés d’Auxerre et de Tonnerre. Le Tonnerre lui revint facilement. S’agissant de l’Auxerre, il dut affronter un fils de Pierre II, à savoir Philippe de Namur, et à un frère de Pierre II, Robert de Courtenay. Sur les conseils de sa fille Agnès, Hervé IV porta le conflit devant le Pape pour qu’il rende un arbitrage. En 1220, Honorius III remit le comté d’Auxerre à Hervé.
    On ne sait si c’est dû au nombreuses inimités de Hervé IV, mais celui-ci mourut empoisonné dans son château de Saint-Aignan (Cher) le 21 janvier 1222. Il repose dans l’abbaye cistercienne de Pontigny. C’est sa fille Agnès qui hérita du Perche-Gouët.
    En 1226, Mahaut de Courtenay se remaria avec Guy IV de Forez dont elle fut veuve le 29 octobre 1241. Celui-ci était sur le chemin du retour de croisade, il succomba a la maladie à Castellaneta en Italie. Mahaut se retira ensuite à l’abbaye de Fontevrault (49) où elle mourut le 12 décembre 1256 et y fut inhumée. 

    ·          Agnès de Donzy (1202-1225)

    Agnès est née en 1202, c’était la fille aînée de Hervé IV de Donzy. Elle fut d’ailleurs la seule héritière puisque Guillaume né en 1207 mourut à quelques mois seulement.
    Le 8 septembre 1217, elle épousa Philippe de France, fils du futur roi de France Louis VIII le Lion. Philippe est mort l’année suivante.
    En 1221, Agnès se remaria donc avec Guy III de Châtillon.
    Elle en eut deux enfants. En avril 1221 naquit Yolande de Châtillon. En 1225, Agnès mourut en donnant la vie à Gaucher de Châtillon.
    Guy de Châtillon, son époux, avait pris part à la seconde croisade contre les Albigeois. Il est mort en août 1226 pendant le siège d’Avignon. Un coup de pierre l’a tué sous les yeux du roi, Louis VIII le Lion. 

    ·          Yolande de Châtillon (1221-1254)

    Yolande hérita du Perche-Gouët en 1226. Elle et son frère n’était encore que des enfants. C’est leur grand-mère, Mahaut de Courtenay, la femme de Hervé IV de Donzy, qui les éleva et qui administra leurs biens, avec son époux, Guy IV de Forez.
    En 1234, ils marièrent Yolande au neveu de Guy de Forez, Archambaud IX de Dampierre, héritier de Bourbon. Celui-ci reçut en dot les baronnies du Perche-Gouët.
    De cette union sont nées deux filles : Mahaut en 1234 et Agnès en 1237. Les deux filles ont plus tard épousé les deux fils du Duc de Bourgogne, Eudes et Jean.
    En 1248, le roi Saint-Louis passait à Vézelay, le domaine bourguignon de la famille de Donzy. Il partait pour la septième croisade. Archambaud, Yolande et Gaucher le suivirent pour la Terre-Sainte et embarquèrent à Aigues-Mortes. Archambaud mourut pendant le voyage. Il succomba à une épidémie à Nicosie (Chypre) le 15 janvier 1249. Yolande abandonna la quête de décida de ramener le corps de son époux en France. Gaucher de Châtillon qui avait continué la quête perdit lui aussi la vie, en 1250 à Damiette alors qu’il défendait son roi.
    Yolande mourut en 1254 et laissa le Perche-Gouët à sa fille Mahaut. 

    ·          Mahaut II de Dampierre (1234-1262)

    Mahaut est née en 1234. En 1248, elle épousa Eudes, fils du Duc de Bourgogne. Comme l'avait fait sa mère auparavant, Mahaut suivit son époux au croisades. Mahaut mourut en Terre Sainte, à Saint-Jean-d'Acre, en 1262. Le 4 août 1266, Eudes la rejoignit dans la tombe. A la mort de Mahaut, les fiefs furent divisés entre ses trois filles. L'aînée Yolande, est faite comtesse de Nevers. La cadette, Marguerite hérite du titre de comtesse de Tonnerre et parmi de nombreux autres fiefs, du Perche-Gouët. Et enfin Alix devient comtesse d'Auxerre. 

    ·          Marguerite de Bourgogne (1250-1308)

    Marguerite naquît en 1250. Elle épousa en 1268 Charles, comte du Maine, d'Anjou et de Provence, frère du roi Saint-Louis et fils de Louis VIII le Lion.
    Charles mena une conquête sans merci avec l'appui de la papauté. Il fit assassiner le prétendant au royaume de Sicile afin de s'en emparer. Il devint donc le roi Charles Ier. Afin d'accroître le rôle central de la Sicile en Méditerranée, il prit le contrôle de l'Albanie puis mis la main sur le royaume de Jérusalem. Marguerite jouissait elle aussi de tout ce prestige et partit s'installer à la cour de Naples où elle jouissait d'une très grande renommée.
    L'aventure de Charles d'Anjou aurait pu encore se prolonger, mais la révolte des Vêpres Siciliennes mit fin a son épopée. Le 30 mars 1282, lundi de Pâques, à l'heure des vêpres, une révolte éclata à Palerme. Les siciliens s'en prirent aux français implantés sur l'île par Charles Ier. Huit mille soldats français furent massacrés, et en deux jours Charles fut chassé de l'île. C'est alors que s'opéra la scission du royaume : la Sicile insulaire avec pour capitale Palerme d'une part, et la Sicile péninsulaire avec pour capitale Naples, d'autre part. Les héritiers d'Anjou se succédèrent à la tête de ce royaume, jusqu'en 1442. Le  roi René fut évincé par le roi aragonais de Sicile, lequel réunit les deux parties ancestrales et créa le royaume des Deux-Siciles. René repris la route de l'Anjou. C'était la fin de la domination angevine en Italie.
    Charles Ier est mort à Foggia (Italie) en 1285. Marguerite se retira alors à Tonnerre, en Bourgogne. Elle emmena dans son château deux de ses parents d'aussi grande influence qu'elle. Il s'agissait de Marguerite de Beaumont, princesse d'Antioche et comtesse de Tripoli, et Catherine de Courtenay, impératrice titulaire de Constantinople. Les trois femmes retirées vivaient ensemble et s'illustraient par leur piété et leur générosité.
    Marguerite mourut le 4 septembre 1308 dans son château. Dans son testament, elle déclarait céder les cinq baronnies à son neveu. 

    ·          Robert de Cassel (1278-1331)

      

     

    Yahoo!

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires