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    Les Seigneurs du Perche-Gouët

    Nous ne nous intéresserons là qu'à la baronnie d'Authon, dès lors qu'elle sera séparée des autres. 

    ·          Guillaume Gouët Ier dit le Vieux (1005-1060)

    Guillaume est né à Château-du-Loir. Il est le fils de Haimon de Château-du-Loir et de Hildeburge de Bellême, les seigneurs de Château-du-Loir. Cette relation est désormais certaines en étudiant les différentes transmission de fiefs. Ainsi on sait que Guillaume Gouet II a été officiellement reconnu seigneur de Château-du-Loir, titre qu'il héritait ainsi de son grand-père.
    Au début du XIe siècle, le Perche-Gouët (Montmirail, Authon et La Bazoche) est une zone de troubles importants. Il constitue une marche, c'est à dire une zone frontalière, entre la Beauce et le Maine. D'une part, les habitants de la région sont plus agités. Les chemins de la forêt de Montmirail sont de vrais coupe-gorges. Il faut absolument rétablir la tranquillité dans cette région. D'autre part, à cette époque la Maison d'Anjou qui détient le comté du Maine cherche à étendre son emprise sur la Beauce. Les raids se multiplient contre les villes beauceronnes. Le comte de Chartres, également comte de Blois, Thibault III décide de verrouiller cette frontière en y installant des forteresses qui défendront la Beauce sur son flanc ouest. Son prédécesseur avait fait de même au IXe siècle en envoyant Rotroldus à Nogent pour protéger Chartres des assauts des Normands.
    Pourquoi avoir fait appel à Guillaume ? La question est encore sans réponse. Cependant, vers 1050, Guillaume devient le vassal du comte de Chartres pour les seigneuries de Montmirail, Authon et La Bazoche. A la même époque, et ce n'est peut-être pas une coïncidence, Guillaume épousa Mahaut d'Alluyes.
    Elle est née vers 1040 et est la fille de Gauthier d'Alluyes, puissant seigneurs dont la famille était en place depuis au moins 945. Elle apporta à Guillaume les baronnies de Brou et Alluyes. Le Perche-Gouët est formé.
    De cette union naquirent trois enfants : Hildeburge, née vers 1055 et qui épousa le seigneur de Fréteval, un autre vassal des comtes de Blois ; Guillaume, le successeur ; et une deuxième fille Richilde.
    On suppose que c'est Guillaume Ier qui fit construire le château de Montmirail. Il protégeait ainsi le flanc ouest des terres de l'évêque de Chartres dont il devait assurer la sauvegarde.
    Guillaume mourut vers 1060. Mahaut épousa alors le comte du Maine, Geoffroy III de Mayenne, dont elle eut deux trois nouveaux enfants. Elle mourut en 1079 

    ·          Guillaume II (1055-1120)

    Guillaume dut attendre sa majorité pour jouir de ses terres administrées par sa mère et son beau-père.
    En 1071, il épouse Eustachie Crespon. Il en aura quatre enfants. L'un d'eux est Hugues, seigneur de Braitel. C'est lui qui donnera l'église de Lazelle aux moines de Marmoutier, qui la renommèrent au passage Chapelle-Guillaume du nom de Guillaume II.
    En 1079, Guillaume prit part à une guerre entre les Giroie et les Talvas. Les Talvas étaient les seigneurs de Bellême. L'un d'eux Guillaume, avait fait mains basse sur les terres de son voisin Ernaud Giroie, seigneur d'Échauffour. A de nombreuses reprises le dépossédé tenta queues excursions contre la seigneurie de Bellême , pour récupérer ses fiefs. Il emportait quelques allié avec lui comme Giroie de Courville, son cousin, et d'autres seigneurs du Perche. parmi eux, il y eut cet année là Guillaume II. Les fiefs étaient échus entre temps à Mabille. Elle reste à jamais la pire femme que l'on puisse connaître. Elle qui n'aimait pas les religieux passait son temps à les torturer et à piller leurs terres, malgré les remarques de son époux Robert de Montgomery. Elle s'acharnait sur les moines des Ouches, dont le bienfaiteur était Giroie. Elle commit bien d'autres forfaits : empoissonnement, trahison, assassinats, sorcellerie... Son fils sera même nommé Robert II le Diable de Bellême. En 1079, afin de lutter contre l'expédition lancée contre elle, avec la complicité d'un chambellan de Giroie de Coruville, nommé Goulafre, elle administra un poison aux trois chevaliers. Guillaume et Giroie s'en sortirent. Le seigneur d'Échauffour n'a pas eu cette chance.
    En 1096, Guillaume II prit par à la première croisade aux cotés du jeune Rotrou III, futur comte du Perche. Il était du siège de Jérusalem
    Guillaume II est à l'origine du resserrement des Gouët autour de l'Ozanne. C'est lui qui est à l'origine de l'aménagement de Brou. Il y fit construire un château et fortifia la ville. Des murailles furent élevées, et deux portes crées. des tours et des fossés protégeaient la capitale du Perche-Gouët. A cette époque Brou se développa énormément.
    Il mourut vers 1120 laissant ses fiefs à l'un de ses fils. 

    ·          Guillaume III (1095-1140)

    Il est né en 1095.
    Il épousa en Mabille-Richilde d'Angleterre, fille bâtarde de Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, fils de Guillaume le Conquérant. Sa mère était Sybilla Corbet, une des maîtresse reconnue du roi. Henri Ier est aussi connu pour avoir le plus grand nombre de bâtard que n'ai eu un roi d'Angleterre. On lui en dénombre trente-cinq reconnus.
    Mabille était aussi la sœur de Mathilde, au autre fille illégitime de Henri Ier. Mathilde se mariât avec Rotrou III, comte du Perche. Les deux familles ennemies de toujours se trouvaient donc liées. Ceci étendait aussi considérablement l'influence du Duc de Normandie sur le Perche. Mathilde périt le 20 novembre 1120, lors du naufrage de la Blanche-Nef. Dans ce drame sont morts 143 personnes dont 120 chevaliers de haut-rang venus fêter la réconciliation de la France et de l'Angleterre. L'héritier du trône d'Angleterre, Guillaume-Adelin, seul fils légitime de Henri Ier, mourut aussi. le trône fut donc usurpé faute d'héritier, par un neveu de Henri Ier qui sema le Chaos dans l'Angleterre.
    La parenté que Guillaume III avait avec Rotrou III ne l'empêcha pas d'harceler sans cesse son beau-frère. Ainsi, alors que Rotrou III prenait part à la Reconquista, la reconquête de l'Espagne sur les Sarrazins, aux côtés d'Alphonse le Batailleur, roi d'Aragon. Gouët profita de l'absence de Rotrou pour tenter de s'accaparer le Perche. Grâce au retour in extremis de Rotrou, Nogent, bourg non fortifié, fut sauvé. Rotrou fit alors construire une forteresse à Pontgouin pour se protéger des coups fourbes de Gouët et du seigneur de Courville. Les deux familles étaient souvent ensembles pour les mauvais coups. Après une courte guerre la coalition fut écrasée et Yves de Courville emprisonné. Les Gouët et les Rotrou se réconcilièrent.
    Il prirent d'ailleurs part ensemble à la Guerre opposant Louis VI le Gros, roi de France, à Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, et beau-père de Rotrou III et Guillaume III. Pendant cette guerre, Rotrou fut fait prisonnier par Foulques d'Anjou. Profitant que son beau-frère croupissait dans les geôles du Mans, Guillaume reprit ses exactions contre les terres du comté du Perche. Là encore, Rotrou fut libéré à temps. Il prit les armes et chassa Gouët de ses terres.Cette relation chaotique, ponctuée de guerre et de réconciliation dura jusqu'en 1136. A cette époque, les deux frères ennemis s'allièrent de nouveau au service des moines de Thiron.
    En 1120, Guillaume avait fait don au moines de l'abbaye Saint-Denis, de Nogent, de l'église de Unverre. En 1123, il donna l'église des Châtaigniers aux moines de Thiron. En 1096, il avait déjà donné l'église de Châteaudun, qu'il tenait en fief, aux moines de l'abbaye de Saint-Père-en-Vallée, près de Chartres.
    En 1117, c’est aussi lui qui fonda le prieuré Saint-Gilles des Châtaigniers.
    Guillaume est mort en 1140. Il reposerait paraît-il au prieuré qu’il avait créé. 

    ·          Guillaume IV (1125-1171)

    Il est né en 1125 à Alluyes. Il épousa Élisabeth de Champagne, veuve du comte de Pouille et fille de Thibault IV le Grand, comte de Blois. Guillaume le Conquérant était grand-père maternel de Thibault de Blois, et aussi de Mabille, la mère de Guillaume IV. Mais Guillaume est aussi le beau-frère du roi de France, Louis VII qui a épousé Alix de Champagne, une des filles de Thibault IV.
    A cette époque un conflit oppose le roi de France au roi d'Angleterre. En effet, en tant que Duc de Normandie, Geoffroy V le Bel est un vassal du roi de France. Mais il est en parallèle roi d'Angleterre. Cette puissance fait qu'il refuse de prêter allégeance au roi de France, Louis VII le Jeune. Ceci engendre une guerre franco-anglaise. Le conflit est continué par Henri II Plantagenêt, héritier de Geoffroy V. La brouille est accentuée par le fait que Henri II épouse Aliénor d'Aquitaine, dont l'union avec le roi de France a été annulée deux mois auparavant. Elle apporte en plus à la couronne d'Angleterre, l'Aquitaine et de nombreuses terres dans le midi. Dans ce conflit, Guillaume IV prend le parti de Louis VII le Jeune. En 1156, la situation se normalise mais la guerre n'est que larvée. Henri II a prêter serment devant le roi de France.
    Les ennuis ressurgiront avec l'affaire Becket. En 1164, Henri II et Thomas Becket, archevêque de Canterbury et donc plus haute autorité du clergé anglais, s'affrontent a propos d'une réforme de l'église en Angleterre. Becket s'exile à Pontigny en Bourgogne où Louis VII, malgré les protestations de Henri II, lui réserve un accueil royal. Becket se mettra ensuite sous la protection du Pape établi à Sens. Il y eu plusieurs tentatives de réconciliations. une première eu lie à Nogent, en 1166. Puis, la situation se débloque en 1169. A la demande de Louis VII, Guillaume IV accepte d'accueillir dans son château les principaux belligérants. On retrouve Thomas Becket, Henri II et Louis VII. C'est là que les deux fils de Henri II, successeurs désignés, prêtent serment au roi de France. Ce sont Henri le Jeune et Richard, futur Richard Cœur de Lion. Le Perche-Gouët accueille donc tous les personnages les plus éminents des couronnes de France et d'Angleterre. Mais là réconciliation de Henri II et de Thomas Becket n'est que d'apparence. en 1170, Henri II le fera assassiner dans l'abbaye de Canterbury. Le prélat a été cananisé depuis et est devenu Saint-Thomas-Becket.
    En 1170, Guillaume prit part aux guerres qui avaient lieu en Terre Sainte. Il est mort en 1171 en Palestine. Il ne laissait que deux filles, Mathilde et Agnès. Hélas, le Perche-Gouët tombait en quenouille.
    Élisabeth se retira à l'abbaye de Fontevraud en 1180 pour y mourir. 

    ·          Mathilde de Montmirail (1153-1200)

    Elle est née en 1153. C’était elle l’héritière désignée de son père. Elle épousa Hervé III de Donzy, le seigneur de Dangeau, lui apportant Alluyes en dot.
    Malheureusement, Thibault V de Blois, dit Thibault le Bon, revendiquait lui aussi les terres. En effet, à l’époque féodale, il était rare que ce soit des filles qui hérite. En théorie, les terres devaient alors revenir au seigneur féodal supérieur, le suzerain. En l’espèce, il s’agissait des comtes de Blois qui avait créés le fief pour les Gouët. En 1171, lors de la succession, il y avait donc un conflit d’intérêt.
    Voyant qu’il ne pourrait pas gagner une guerre contre les comtes de Blois, Hervé III décida d’en appeler à un seigneur supérieur pour qu’il arbitre la situation. Il fut choisi le duc de Normandie et roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion. Il lui abandonna donc les seigneuries afin que l’arbitre les rendent à qui de droit. Elles firent retour à Hervé III. Le roi avait tranché.
    Un autre conflit du même type oppose Hervé III au comte de Tonnerre, Guy Ier. En 1170, Geoffroy IV, son père,  vient de s’emparer par les armes de Gien et de Cosnes-sur-Loire qui appartenait au comte de Tonnerre. Aussi, Guy Ier en appelle au roi de France Louis VII. Celui-ci restituera Gien à Hervé III de Donzy. En représailles, Guy Ier de Tonnerre fera raser le château de Donzy, demeure historique de la famille.
    Au décès de Hervé III en 1187, ses fiefs son partagés. Authon, La Bazoche et Montmirail arrivent dans les mains de son fils Renaud.
    De cette union était né Guillaume V Gouët. C’était l’aîné de la fratrie. On sait très peu de chose sur lui. Il serait mort en croisade à Saint-Jean-d’Acre. S’il n’a pas été seigneur du Perche-Gouët c’est qu’il a apparemment reçu des fiefs plus importants de par son père notamment en Bourgogne. Il y dirigeait selon toute vraisemblance une commanderie de templiers à Villemoison dans la Nièvre. 

    ·          Renaud de Montmirail (1175-1205)

    Il est né vers 1175. Dès qu’il obtint les baronnies de son père, il prit le titre de Montmirail.
    Renaud a pris part à la troisième croisade aux cotés d’autres seigneurs du Perche comme Rotrou IV, seigneur de Nogent, ou encore Gauthier de Longny
    Plus tard, alors qu’il assistait à un tournoi de chevalerie à Asfeld (Ardennes) le 28 novembre 1199, il rencontre le prédicateur Geoffroy de Villehardouin. Celui-ci est un envoyer du Pape Innocent III qui prépare la quatrième croisade. Renaud, comme quelques jeunes seigneurs s’engageât donc comme croisé. Il ne partit qu’en 1202. Grâce à l’appui du comte de Blois, il obtint de se faire envoyer en messager en Syrie à bord d’un navire de guerre pour préparer l’arrivée des croisés.
    Stationné en Syrie, il attendait les croisés arrivant par la terre. Ne les voyant pas venir, Renaud, accompagné d’Étienne du Perche, fils de Rotrou IV, prît le commandement d’une armée pour rejoindre les Dardanelles et y rencontrer l’expédition. Celle-ci, afin d’enrichir son butin, avait en effet détourné son chemin pour accompli le sac de Constantinople. Ils pillèrent la ville. C’était en 1204. A l’arrivée de Renaud, les croisés venaient de prendre Nicomie (aujourd’hui Izmit, Turquie) et devaient combattre Théodore Ier Lascaris l’empereur de Nicée. Le renfort de Syrie permit la victoire, le 4 décembre 1204.
    En 1205, durant le siège d’Andrinople, la nourriture vint à manquer. En la semaine de Pâques il n’y a avait plus du tout de fourrage ni de viande. Une expédition fut montée par le comte de Blois. Y prirent part Etienne du Perche et son frère Geoffroy, comte du Perche, ainsi que Renaud de Montmirail. Une poignée de chevaliers les suivit. Ils menèrent l’assaut contre une place forte grecque espérant y trouver de quoi se nourrir. Mais l’attaque ne porta pas ses fruits. Vaincue, l’expédition revint bredouille.
    Le siège d’Andrinople est un désastre et malgré les renforts envoyés par le roi de Valachie (Bulgarie) de nombreux chevaliers perdent la vie devant les portes de la ville. Tout comme son ami Etienne du Perche, Renaud est mort en 1205 à Andrinople.
    Même s’il était marié avec Alix de Beaujeu, fille d’un connétable de France. Il n’en a pas eu d’héritier. 

    ·          Hervé IV de Donzy (1173-1222)

    Il est né en 1173.
    La querelle entre sa famille et les comtes de Tonnerre n’était pas éteinte. Ainsi en 1199, une guerre éclata entre Hervé IV et Pierre II de Courtenay, héritier des comtés d’Auxerre, de Nevers et de Tonnerre. Hervé l’emporta et Pierre II fut fait prisonnier. L’héritier du Perche-Gouët dicta ses exigences. Pour que Pierre II fut libéré, il fallait que lui soit cédé le comté de Nevers, et qu’on lui accorde le mariage avec la fille de Pierre II, Mahaut de Courtenay. Le roi de France, Philippe-Auguste, ratifia les conditions en octobre 1199 et Hervé devint comte de Nevers. Dès lors, il se fit régulièrement appeler Hervé de Nevers, pour mieux exhiber sa victoire. Le mariage fut célébré en même temps. De ce mariage atypique naquirent deux enfants : Guillaume et Agnès. Le mariage sera annulé en 1213 par l’abbé de Vézelay pour cause de parenté.
    En 1204, Hervé s’engagea au coté de Philippe-Auguste dans sa reconquête de la Normandie, du Maine, de l’Anjou, du Poitou, de la Touraine, de la Bretagne et de l’Aquitaine. Il participa au dépouillement de Jean-Sans-Terre, roi d’Angleterre, de ses fiefs en France.
    En 1208, Hervé IV essuya la colère du pape Innocent III car il accueillait sur ses terres les juifs que Philippe-Auguste s’employait à chasser.
    En 1214, lors de la bataille de Bouvines, Hervé trahît le roi Philippe-Auguste et prit le parti des Anglais. Parallèlement, son beau-père, Pierre II, soutient le duc de Bourgogne et les Français. Philippe-Auguste fut le vainqueur.
    En 1218, Hervé prit par à la cinquième croisade. Cependant, il ne la finît cependant pas. Apprenant le décès de son beau-père en 1219, il est revenu pour faire valoir ses droits sur les comtés d’Auxerre et de Tonnerre. Le Tonnerre lui revint facilement. S’agissant de l’Auxerre, il dut affronter un fils de Pierre II, à savoir Philippe de Namur, et à un frère de Pierre II, Robert de Courtenay. Sur les conseils de sa fille Agnès, Hervé IV porta le conflit devant le Pape pour qu’il rende un arbitrage. En 1220, Honorius III remit le comté d’Auxerre à Hervé.
    On ne sait si c’est dû au nombreuses inimités de Hervé IV, mais celui-ci mourut empoisonné dans son château de Saint-Aignan (Cher) le 21 janvier 1222. Il repose dans l’abbaye cistercienne de Pontigny. C’est sa fille Agnès qui hérita du Perche-Gouët.
    En 1226, Mahaut de Courtenay se remaria avec Guy IV de Forez dont elle fut veuve le 29 octobre 1241. Celui-ci était sur le chemin du retour de croisade, il succomba a la maladie à Castellaneta en Italie. Mahaut se retira ensuite à l’abbaye de Fontevrault (49) où elle mourut le 12 décembre 1256 et y fut inhumée. 

    ·          Agnès de Donzy (1202-1225)

    Agnès est née en 1202, c’était la fille aînée de Hervé IV de Donzy. Elle fut d’ailleurs la seule héritière puisque Guillaume né en 1207 mourut à quelques mois seulement.
    Le 8 septembre 1217, elle épousa Philippe de France, fils du futur roi de France Louis VIII le Lion. Philippe est mort l’année suivante.
    En 1221, Agnès se remaria donc avec Guy III de Châtillon.
    Elle en eut deux enfants. En avril 1221 naquit Yolande de Châtillon. En 1225, Agnès mourut en donnant la vie à Gaucher de Châtillon.
    Guy de Châtillon, son époux, avait pris part à la seconde croisade contre les Albigeois. Il est mort en août 1226 pendant le siège d’Avignon. Un coup de pierre l’a tué sous les yeux du roi, Louis VIII le Lion. 

    ·          Yolande de Châtillon (1221-1254)

    Yolande hérita du Perche-Gouët en 1226. Elle et son frère n’était encore que des enfants. C’est leur grand-mère, Mahaut de Courtenay, la femme de Hervé IV de Donzy, qui les éleva et qui administra leurs biens, avec son époux, Guy IV de Forez.
    En 1234, ils marièrent Yolande au neveu de Guy de Forez, Archambaud IX de Dampierre, héritier de Bourbon. Celui-ci reçut en dot les baronnies du Perche-Gouët.
    De cette union sont nées deux filles : Mahaut en 1234 et Agnès en 1237. Les deux filles ont plus tard épousé les deux fils du Duc de Bourgogne, Eudes et Jean.
    En 1248, le roi Saint-Louis passait à Vézelay, le domaine bourguignon de la famille de Donzy. Il partait pour la septième croisade. Archambaud, Yolande et Gaucher le suivirent pour la Terre-Sainte et embarquèrent à Aigues-Mortes. Archambaud mourut pendant le voyage. Il succomba à une épidémie à Nicosie (Chypre) le 15 janvier 1249. Yolande abandonna la quête de décida de ramener le corps de son époux en France. Gaucher de Châtillon qui avait continué la quête perdit lui aussi la vie, en 1250 à Damiette alors qu’il défendait son roi.
    Yolande mourut en 1254 et laissa le Perche-Gouët à sa fille Mahaut. 

    ·          Mahaut II de Dampierre (1234-1262)

    Mahaut est née en 1234. En 1248, elle épousa Eudes, fils du Duc de Bourgogne. Comme l'avait fait sa mère auparavant, Mahaut suivit son époux au croisades. Mahaut mourut en Terre Sainte, à Saint-Jean-d'Acre, en 1262. Le 4 août 1266, Eudes la rejoignit dans la tombe. A la mort de Mahaut, les fiefs furent divisés entre ses trois filles. L'aînée Yolande, est faite comtesse de Nevers. La cadette, Marguerite hérite du titre de comtesse de Tonnerre et parmi de nombreux autres fiefs, du Perche-Gouët. Et enfin Alix devient comtesse d'Auxerre. 

    ·          Marguerite de Bourgogne (1250-1308)

    Marguerite naquît en 1250. Elle épousa en 1268 Charles, comte du Maine, d'Anjou et de Provence, frère du roi Saint-Louis et fils de Louis VIII le Lion.
    Charles mena une conquête sans merci avec l'appui de la papauté. Il fit assassiner le prétendant au royaume de Sicile afin de s'en emparer. Il devint donc le roi Charles Ier. Afin d'accroître le rôle central de la Sicile en Méditerranée, il prit le contrôle de l'Albanie puis mis la main sur le royaume de Jérusalem. Marguerite jouissait elle aussi de tout ce prestige et partit s'installer à la cour de Naples où elle jouissait d'une très grande renommée.
    L'aventure de Charles d'Anjou aurait pu encore se prolonger, mais la révolte des Vêpres Siciliennes mit fin a son épopée. Le 30 mars 1282, lundi de Pâques, à l'heure des vêpres, une révolte éclata à Palerme. Les siciliens s'en prirent aux français implantés sur l'île par Charles Ier. Huit mille soldats français furent massacrés, et en deux jours Charles fut chassé de l'île. C'est alors que s'opéra la scission du royaume : la Sicile insulaire avec pour capitale Palerme d'une part, et la Sicile péninsulaire avec pour capitale Naples, d'autre part. Les héritiers d'Anjou se succédèrent à la tête de ce royaume, jusqu'en 1442. Le  roi René fut évincé par le roi aragonais de Sicile, lequel réunit les deux parties ancestrales et créa le royaume des Deux-Siciles. René repris la route de l'Anjou. C'était la fin de la domination angevine en Italie.
    Charles Ier est mort à Foggia (Italie) en 1285. Marguerite se retira alors à Tonnerre, en Bourgogne. Elle emmena dans son château deux de ses parents d'aussi grande influence qu'elle. Il s'agissait de Marguerite de Beaumont, princesse d'Antioche et comtesse de Tripoli, et Catherine de Courtenay, impératrice titulaire de Constantinople. Les trois femmes retirées vivaient ensemble et s'illustraient par leur piété et leur générosité.
    Marguerite mourut le 4 septembre 1308 dans son château. Dans son testament, elle déclarait céder les cinq baronnies à son neveu. 

    ·          Robert de Cassel (1278-1331)

      

     

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  • Villiers-Le-Morhier

    Autrefois Huesmes ou Yesme ou Villare, Villiers-Le-Morhier doit aussi son nom à la famille de Morier, Morhier ou Mohyer, seigneurs de Villiers qui y avaient fondé une chapelle en 1330.

    Cette chapelle, située à l’extérieur des fossés du château et dédiée à Saint Thomas de Canterbury, est toujours visible. Une motte féodale, antérieure au château médiéval est encore visible dans le

    bois voisin. La famille de Morhier posséda cette terre jusqu’à la fin du XVIIe siècle, terre qui fut érigée en marquisat dès le XIIIe siècle. La devise de cette famille était «Dieu y pourvoit».

    Au XVe siècle de nombreux accrochages et démêlés eurent lieu entre les Morhier, leurs soldats et serviteurs et la Prévôté de Chartres, suite à une revendication des Morhier sur les droits de péage concernant la navigation sur l’Eure. En 1716 la seigneurie de Villiers devint possession de la famille de Noailles.

    La Camusière est un petit Château situé paroisse d'Unverre à Brou,il est habiter depuis fort longtemps par des familles illustres de la région et qui  pour les dernières que nous vous présentons eurent un lien fort avec le château de Charbonnières proche.

     

     

     

     

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    Vestiges du Château de Penhoët

      

          de Penhoët : D'or à la fasce de gueules.

      

    La seigneurie de Penhoët


    Saint-Thégonnec est issu du démembrement de la paroisse primitive dePloeber (Pleyber ou Ploe-Iber). L'ancienne Ploe-Iber fut scindée en deux : la partie orientale (aujourd'hui Pleyber-Christ) échut à uncertain Rivaut et la partie occidentale (aujourd'hui Saint-Thégonnec) échut à un certain Rival ou Rivual.
    Au VIème siècle, la paroisse de Ploe-Iber, regroupait les communes actuelles de Saint-Thégonnec, Saint-Martin des Champs, Sainte-Sève,Pleyber-Christ et la partie ouest de Morlaix.

    Un démembrement de Ploe-Iber a eu lieu en 1128 (Sainte-Sève et Saint-Martin-des-Champs)et en 1180.

    Au Moyen Age, la partie Nord de Saint-Thégonnec dépendait des seigneurs de Penhoat et la partie sud dépendait des Vicomtes de Léon.

    La motte à basse-cour, un des nombreux châteaux de terre , de bois et de pierre qui précédèrent, aux XI et XII° siècles, le château de pierre.
     

    En 1915 Louis Le Guennec ne distinguait plus de la plate forme de la motte, qu'une petite excavation, mais pas de trace d'édifice. (Extrait du tome CXXIX, année 2000 SAF)
     

    La France de cette époque est gouverné par Louis IX (St-Louis), mais la Bretagne est encore indépendante. La première mention de la famille de Penhoët est assez tardive (relatif) , puisque elle  remonte à 1235 pour ce qui est du Château de Penhoët. Cependant le lignage émerge au cours  de la guerre de succession de la Bretagne de1341-1364.

    Nous sommes aux alentours du X° et XI° siècles et sur la paroisse de Saint-Thégonnec, une puissante famille s'installe sur un promontoire au confluent de deux rivières : le Coat Toulzac'h et la Penzé. Cette famille déplace son Castel vers un Château-Fort sur la pointe de ce promontoire, afin de mieux assurer sa sécurité. Les Wikings remontent jusqu'au port de Penzé, peut-être plus loin ?. Le premier personnage qui nous apparais dans l'histoire est un certain Hamon de Penhoët, il est mentionné dans un accord avec les moines du Relecq en 1235 en Plounéour-Menez.

    Son épouse se nommerait : Julienne de Montrelais,et le mariage se situerait vers 1160. Le fils né de cette union se nome Guillaume de Penhoët et sa date de naissance aux environs de 1190, il serait décédé après 1235. Ce Guillaume de Penhoët que nous désignerons Guillaume I,est chevalier et seigneur de Penhoët, son épouse se nome Mahotte de Kergounadec'h. Guillaume de Penhoët, est créé banneret par le duc de Bretagne  (Lobineau II, coll. 1149)

    Quand Guillaume de Penhoët, chevalier et fils de Hamon de Penhoët passa un accord avec les moines de l'abbaye du Relecq, il leurs accorda le droit de libre acquisition en ses biens féodaux et confirma leurs possessions. Il aurait participer à la croisade de 1248 aux cotés de Pierre Mauclerc mais là rien n'est moins sur. Les historiens ne possèdent aucune information sur Hamon de Penhoët dans la descendance des Vicomtes de Léon.

    La famille de Penhoat, issue en ramage des anciens chefs ou comtes du Léon, a d'abord résidé dans un camp retranché (Castel-Douar) qu'on retrouve encore à 800 mètres au sud des ruines de son château, enfin pour ceux qui ont des yeux d'experts.

    Au XIIIème siècle, les sires de Penhoat construisirent un château-fort, qui devint le siège de leur baronnie et fief, avec haute, basse et moyenne justice, patibulaires à quatre poteaux, et mouvance sur presque tout le haut Léon. La paroisse de Saint-Thégonne dépendait autrefois du diocèse de Léon.
     

    Guillaume et Mahotte ont un fils : Hervé, lui aussi seigneur de Penhoët et chevalier. Sa naissance nous est donné en 1225, ainsi que sa mort en 1263.
    Hérvé I de Penhoët (✝ après 1263) épouse Jeanne (Marie) de Kernavan (1230 ✝ 23 juillet 1282),
    le chevalier Hervé de Penhoët apparaît dans 2 actes des vicomtes de Léon relatifs à la garde du château de Coatmeur en Landivisiau en 1260 et 1263 désigné comme garant par Sylvestre de Coatmeur lors du premier accord et apposa son sceau en bas de cette convention" B.Yeurc'h (KERNEVEZ & TRAVEL, 2000)


    Hervé de Penhoët, chevalier, témoin en 01/1261 pour un accord entre Hervé III de Léon et Sylvestre de Coëtmeur
,Hervé de Penhoët, chevalier, témoin en 1263 d'un accord entre Hervé III de Léon et Nuz, fils  de Sen"B.Yeurc'h(KERNEVEZ&MORVAN,2002) "figure avec la qualité de chevalier dans un acte de 1263" B.Yeurc'h (Couffon du Kerdelech, t. II, p. 107) "sire de Penhoet" B.Yeurc'h (ANSELME, 1733)
     

    De cette union, naquit Hervé II de Penhoët (1225 ✝ 1328) marié avant le 23 juillet 1282, il est dit seigneur de Penhoët et il est cité comme chevalier dans un acte de 1263 Kouffon de Kerdelech II, page107).Son épouse est Ame du Chatel, Dame de Bruillac (1255 ✝ 1321), ils ont trois enfants : Guillaume II de Penhoët (1275 ✝1328, Anne (né en1290), Marguerite (né en 1295).

    Jean III de Bretagne, fidèle vassal de la France, n'avait pas de fils.A sa mort, le 30 avril 1341, la succession se trouva disputée entre sa nièce,Jeanne de Penthièvre la Boiteuse, épouse de Charles de Blois, et son demi-frère Jean de Montfort. Ce dernier s'empara du fief sans demander l'investiture au roi de France (dont il soupçonnait la partialité pour Charles de Blois), ainsi que du trésor gardé à Limoges.
     

    La famille de Penhoat, a d'abord résidé dans un camp retranché (Castel-Douar). Sa destruction remonte à 1971, en dépit d'une instance de mise en classement du site. (Yves Corre le meunier de l'ancien moulin seigneurial, explique que le propriétaire à cette époque était en affaire pour vendre sa propriété, ceci expliquant peut-être cela).

    Ce retranchement s'appelait Castel Douar (le château de terre) maisaussi Tossen ar Baroun ( la butte du Baron). Une seconde motte se dressait à Kerfeulz, à deux kilomètres au sud de Castel Douar,peut-être appartenait-elle a un vassal de Penhoët ?.Le château de Penhoët était le centre d'un fief qui s'étendait dans de nombreuses paroisses et trèves du Léon mais aussi au delà.

    Cette seigneurie fut progressivement agrandie par mariage, et de plus elle procurait d'importants revenus. Au XV°siècle, ils étaient parmi les plus riches des seigneurs léonards et leur richesse n'était pas uniquement foncière, car des membres du lignage étaient au service du Duc. La tour de garde, contenait quelques soldats pour la défense du château. A cette époque, il y avait peu de soldat, la défense était assuré par les paysans, quand ils venaient se mettre à l'abri, lors des attaques.

    Il est question, dans l'histoire de ce château, d'une reconstruction au retour de croisade en 1248, mais les archéologues qui ont pu étudier les ruines de Penhoët n'ont rien retrouver pour l'instant d'antérieur à cette date. De plus le château n'est mentionné dans aucune chroniques relatives à la guerre de succession de Bretagne entre 1341 et 1364.
    L'état de ruines date de plusieurs siècles car, depuis la guerre de la ligue, il n'a pas été reconstruit, mais à servi de carrière de pierre pour les maisons d'alentour, ce qui arrive très souvent quand les ruines sont à l'abandon pendant trop longtemps .

    Une tradition qui paraît être relativement tardive et qui s'inscrit dans le cadre de l'élaboration d'une idéologie nobiliaire à l'usage d'un véritable « clan » léonard, connu par un dicton rimé en breton qui célébrait l'ancienneté des Penhoët, la vaillance des Du Chastel,la richesse des Kermavan et l'esprit chevaleresque des Kergournadec'h des origines, dans les limbes de l'histoire.
    Plusieurs auteurs, font de Penhoët une juveignerie de Léon,c'est-à-dire une seigneurie remise en partage à un puîné de la famille de Léon qui, au XIIè siècle détenait tout le comté de ce nom depuis Morlaix, jusqu'à Saint-Mathieu.

    A cette époque Guillaume de Penhoët s'illustrait dans la défense de Rennes pour le compte de Charles de Blois, les anglais qui soutenaient la cause des Montfort, occupaient toute une partie du Bas-Léon,notamment la ville de Brest qui leur avait été remise par Jean de Montforts en 1342. Lesneven et Morlaix restèrent aux mains des troupes de Charles de Blois, durant de nombreuses années, mais furent aussi tenues par les anglos-bretons.

    L'excellent livret de Patrick Kernévez et Guy Travel nous indiquent que la puissante famille du Léon atteignit son apogée au milieu du XII° siècle contrôlant outre le Léon, de nombreuses terres en Cornouaille. Ils nous apprennent aussi que cette famille du Léon organisa de nombreuses révoltes contre les souverains Plantagenêts (Princes anglais d'origine Française) dans les années 1167-1179 et de ce fait Guyomarch de Léon fut châtié par ces derniers qui lui enlevèrent Morlaix en 1180 et partagèrent son héritage entre ses deux fils. L'aîné reçut les châtellenies de Lesneven et de Saint-Renan,tandis que le cadet recevait celles de Landernau et de Daoudour (Landivisiau), Penhoat relevait de cette dernière.

    Quand à l'origine de cette famille, les armoiries pourraient suggérer quelques pistes. Les seigneurs de Penhoët avaient pour armes "d'or à une fasce de gueules". On retrouve notamment ce blason dans l'armorial du héraut Navarre compilé dans les années 1370. Guy le Borgne indique au XVIIè siècle " Penchoët portoit d'or à une fasce de gueulle" elle est réputée pour l'une des plus anciennes maisons du païs qui tire son origine des anciens Vicomtes et Barons de Léon...

    En 1705, le frère Pinson écrit à leur sujet : ce sont les anciennes armes des anciens sires de Penhoët en Taulé qu'on dit être les anciennes armes des Comtes et Vicomtes de Léon sans preuves certaines.

      

      

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    Branche aînée  (Teneur des fiefs)


    de Penhoët, paroisse de Saint-Thégonnec, évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Coëtvoult, paroisse de Saint-Thégonnec, évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Tronglézon, paroisse de Plouénan,évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Kerguizien, paroisse de Plouénan, évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Kerassel,paroisse de Taulé, évêché de Léon, en qualité de seigneur
de Kergoallon, paroisse de Plouégat, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur, par mariage, en 1343, de Marguerite Charuel et de Jean de Penhoët
 du Ménez-Charuel, paroisse de Guerlesquin, en qualité de seigneur, par mariage, en 1343, de Marguerite Charuel et de Jean de Penhoët
 de La Marche, paroisse de Bédée, évêché de Saint-Malo, en qualité de seigneur, par mariage,en 1381, de Jeanne d'Albret et de Guillaume de Penhoët
 de La Boëssière, paroisse de Carentoir,évêché de Vannes, en qualité de seigneur, par mariage, en 1381,de Jeanne d'Albret et de Guillaume de Penhoët
 de Fronsac, hors Bretagne (Guyenne) , en qualité de vicomte, par mariage, en 1381, de Jeanne d'Albret et de Guillaume de Penhoët
 de La Motte(-Glain), paroisse de La Chapelle-Glain, en qualité de seigneur, par mariage, en 1418, de Marguerite de Rougé et de Jean de Penhoët
 du Tourboureau, paroisse de La Chapelle-Hullin, en qualité de seigneur
 de Maupiron, paroisse de Moisdon, en qualité de seigneur
 de Kerautret, paroisse de Plougoulm,évêché de Léon, en qualité de seigneur

    Hamon, mentionné dans un accord avec les moines du Relec en 1235 ;Guillaume, contribue au denier de la Croix en 1270 ; Hervé, épouse en 1282 Anne du Chastel ; Guillaume, dit le boiteux, capitaine de Rennes,défendit cette ville contre le duc de Lancastre en 1356 et épousa Jeanne, vicomtesse de Fronsac, dont : Jean, amiral de Bretagne, qui remporta sur les Anglais la victoire navale de Saint-mathieu, en 1404 et épousa: 1° Marguerite Charuel ; 2° Jeanne du Perrier ; 3°Marguerite de Malestroit ; Olivier, chevalier du Porc-épic en 1448.

    Le fief de Penhoët, paroisse de Saint-Thégonnec, évêché de Léon, en qualité de seigneur, fut tenu chronologiquement par les :
Penhoët Rohan de la branche cadette de Gié, par mariage, en 1476, de Françoise de Penhoët et de Pierre de Rohan
Rosmadec, par acquêt, à la fin du XVI, au profit de Sébastien de Rosmadec Kerhoënt, par acquêt
Le Vicomte, par héritage, à cause du mariage de Julienne de Kerhoënt et d'Yves Charles Kerouartz, de la branche cadette de Lezarazien, par acquêt, en 1752, au profit de Jacques-Joseph de Kerouartz

      

      

      

    Jacqueline de Rohan par Clouet Jacqueline de Rohan, par Clouet (Wikipédia)

      

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    Elle est la petite-fille, par voie masculine, de Pierre de Rohan, vicomte de Fronsac, et de Françoise de Penhoet. Par voie féminine, elle est la petite fille de Bernard de Saint-Séverin, prince de Bisignan, et de Jeanne Eléonore Piccolomini. Elle descend également du roi Alphonse V d'Aragon et de sa maîtresse Giraldona Carlino  

      

      

    Réformations et montres de 1427 à 1543, paroisse de Saint-Thégonnec,

      

    Plouénan et Taulé, évêché de Léon Plouégat et Ploubezre, évêché deTréguier ; Carentoir, évêché de Vannes et Bédée évêché de Saint-Malo Branche cadette du Guérand : Teneur des fiefs :du Guérand, paroisse de Plouégat, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur

    Branche cadette de Kergoallon : Teneur des fiefs :

    de Kergoallon, paroisse de Plouégat, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur
    Branche cadette de Kerimel et Coëtfrec : Teneur des fiefs
    de Coëtfrec, paroisse de Ploubezre, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur, par mariage, de Jeanne de Kerimel et d'Alain de Penhoët
de Kerimel, paroisse de Kermaria-Sulard, en qualité de seigneur, par mariage, de Jeanne de Kerimel et d'Alain de Penhoët
de Coëtgouréden,paroisse de Pestivien, en qualité de seigneur, par mariage, de Jeanne de Kerimel et d'Alain de Penhoët de Kersauzon de Pennendreff Pred eo, pred (Il est temps, il sera temps)


    Ancienne extraction, chevalerie, réformation de 1669, neuf générations. Réformations et montres de 1427 à 1562 paroisses de Guiclan, Saint-Thégonnec, Plounéour-Ménez, Plouénan, Plouescat et Saint-Frégant (évêché de Léon), Trégrom (évêché de Tréguier), Plonéis et Dinéault (évêché de Cornouailles).Sr. de Kersauzon (paroisse de Guiclan) ; Sr. de Penandreff (paroisse de Plourin) ; sr. de Brézal (paroisse de Plounéventer) ; sr. De Kerjean (paroisse de Trébabu) et d'autres lieux...De gueules au fermail d'argent.

    Robert, croisé en 1248 ; Guillaume, évêque de Léon en 1306 reconstruisit une partie de sa cathédrale, où il fut inhumé en 1327

    La branche de Pennendreff a pour auteur : Guillaume, sr. de Penhoët, vivant en 1440, père de Guénolé,archer dans une montre de 1481, marié à Catherine de Saint-Goueznou.

        

     

          

      

      

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    Ce résumé est tiré du livret de Patrick KERNEVEZ et Guy TRAVEL, Société Archéologique du Finistère

    Les Seigneurs de Penhoët en Saint-Thégonnec Année 2000

      

      

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     Une seule tour encore en partie debout
     
     
     
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  • " A la pointe extrême du Finistère, à cinq lieues à l'ouest de Brest, dans la paroisse de Plougonvelin, à trois kilomètres au sud de la petite ville du Conquet, se dressent les ruines de l'église abbatiale de Saint-Mathieu ". Voila comment les Archives présentent ce territoire au bout extrême de l'Europe !

    Vestiges de l'Abbaye

    XIIIè et XIVè l'abbaye et la ville subissent de nombreuses attaques anglaises

    1403 ou 1404 Jean de Penhoët,Amiral de Bretagne et Guillaume II du Chatel arment un flotte entre St-Pol-de-Léon et Roscoff et défont les anglais à la Pointe Saint-Mathieu

    1409 : le Duc de Bretagne,Jean V s'engage à fortifier les lieux.

    1558 : 7500 anglos-hollandais ravage la région proche et l'abbaye

    1656 les bénédictins de St-Maur donnent un nouvel élan à la vie monastique

    Vestiges de l'Abbaye

    L'ancienneté des Penouhët,la vaillance des du Chatel,la richesse des Kermavan et l'esprit chevaleresque des Kergounadec'h des origines.C'est une tradition de citer dans cet ordre ces familles

    En citant encore les Archives : Devant écrire une histoire succincte de l'illustre et très ancienne abbaye de Saint-Matthieu, je ne me servirai d'aucun préambule qui convienne mieux à mon sujet que ces vers tirés de l'histoire d'Enoch et Elie, dans la Chronique de Godefroy de Viterbe (Panthéon, 2° partie) : Aux confins de l'Océan, il y a un lieu, le dernier du monde ; il n'est jamais troublé par les maladies ; le climat y est tempéré, le repos perpétuel ; de saints moines Galiléens, enseignant aux Bretons les dogmes de la religion chrétienne, ont élevé, dans cette contrée, une église à St Matthieu 

    Vestiges de l'Abbaye

    Photo de Grand-Ma,blason des du Chatel

    Vestiges de l'Abbaye 

    Le sémaphore

    Vestiges de l'Abbaye

    La réforme mauriste y est imposée en 1655. Cette réforme est fondée au XVIIème siècle pour lutter contre le relâchement de la discipline dans les abbayes. Le 22 mai 1790, on y trouve plus que 4 religieux et un domestique. L'abbaye (hors église abbatiale) est vendue comme bien national, à Provost du Conquet, le dimanche 24 juillet 1796. Des bâtiments initiaux, il ne reste plus que des ruines de l'abbatiale et un pan de mur du cloître. Le phare et son ancêtre la tour à feu,raccourcie à la construction de ce dernier

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

     

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

     

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

      

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

    Notre-Dame des Grâces

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

    Trois périodes de feu,à gauche la tour à feu,au milieu un petit phare et au dessus le phare

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

    Restes d'un sarcofage

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

    Vestiges de l'Abbaye Mauriste

    L'abbaye de Saint-Matthieu fut vendue, comme bien national, le 6 thermidor an IV (le dimanche, 24 juillet 1796), à M. Budoc Provost, du Conquet, qui s'empressa de la démolir complètement et d'en vendre sur place les matériaux à divers particuliers. Quant à l'église, non comprise dans la vente, elle est encore la propriété du Domaine, qui l'a entourée d'un mur depuis qu'elle a été classée au nombre des monuments historiques.

    Une autre exception à la vente avait été faite, c'était celle de la tour servant de phare. Placée au-dessus de l'abbaye, on y parvenait par un escalier intérieur. Le feu de ce phare était entretenu, à l'origine, par les religieux, comme nous l'apprend Dom Le Tort, dans un passage de son histoire, où il s'exprime ainsi : « Au milieu (de l'abbaye) est une citadelle ou haute tour carrée, au sommet de laquelle était autrefois la lanterne où l'on allumait un feu pour diriger les navigateurs, et pour l'entretien de ce feu, on avait attribué le droit de bris et d'autres droits sur les navires qui abordaient sur cette côte ; mais les intendants et commandants de la marine s'étant attribué ces droits, en vertu de l'autorité royale, le feu, par ce motif, n'est plus allumé ».

    On n'avait pas encore repris l'usage d'allumer ce feu, lorsque l'ingénieur Des Grassières proposa, au mois de décembre 1689, d'y établir un fanal. Ce ne fut, toutefois, qu'en 1693, qu'on commença l'application de son système d'éclairage, consistant en une cage vitrée, placée au sommet de la tour et contenant trois rangs de lampions superposés, deux de six et un de trois. La marine se chargea alors des frais d'installation (deux mille huit cent cinquante-sept livres neuf sous six deniers) et de ceux d'entretien de ce fanal qu'on n'allumait, par économie, que du premier octobre au 31 mars, les navigateurs n'étant présumés courir aucun danger pendant les autres mois de l'année, et qu'on se dispensait même d'allumer pendant les nuits d'hiver où il faisait clair de lune. Au mois de juillet 1694, les religieux représentèrent qu'il était fort incommode pour eux d'ouvrir la porte, la nuit, à celui qui était chargé d'entretenir le feu, et ils offrirent de le remplacer. Mais l'année suivante, M. l'intendant Desclouzeaux, trouvant excessif le mémoire de frais présenté par le P. Prieur, confia l'entretien du phare à un commis des classes du Conquet. Nous ne saurions préciser à quelle époque le mode d'éclairage au moyen de lampions fut abandonné.

    Tout ce que nous savons, c'est qu'en l'an VI on se servait de réverbères. Le phare de 1875 avait remplacé, depuis le mois de juillet 1835, celui de la tour, dont les éclipses se succédaient de cent en cent secondes. Il porte alors un appareil lenticulaire du second ordre. C'est un feu tournant dont les éclipses se succèdent de trente en trente secondes, et élevé de 54 mètres au-dessus du niveau des pleines mers d'équinoxe. Sa portée est de 18 milles ou six lieues marines, en supposant l'observateur placé à dix mètres au-dessus de la surface de la mer.

    d'après INFOSBRETAGNE qui m'a bien aider dans mes recherches 

     

     

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